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	<title>Yan Leandri</title>
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	<description>Yan Leandri</description>
	<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 10:42:44 +0000</pubDate>
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	<language>en</language>
	
		
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		<title>Home</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/Home</link>

		<pubDate>Sun, 07 Dec 2025 10:42:44 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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		<title>Chì tù fermi secca     	</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/Chi-tu-fermi-secca</link>

		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:28:01 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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Chì tù fermi secca




	
Ensemble de pièces,
 installation
Présenté lors du diplôme de l’ENSP d’Arles - Mai 2025
	Depuis 2021&#38;nbsp;
	Chì tù fermi secca : ghjastema (anathème) qui provient de la légende d’A Spusata, et traite de ce double statut de l’image : entre fixité sentencielle et impossibilité de la transmission.

Depuis l’histoire de la carte postale en Corse jusqu'au principe de l’orazione pastorale (scapulaire de la Saint Antoine de Padoue), ce projet interroge l'exposition de l’île en lien avec les conceptions magico-religieuses qui la traversent. Chargé des problématiques contemporaine de l’image, il a s’agit de mettre en lien la visibilité du territoire avec la contestation de sa gouvernance : l'île est sous occupation française depuis 1769 après quinze années d’indépendance sous A Ripublica Corsa de Pasquale Paoli, et, depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, elle est sujette à une forte renaissance des mouvements séparatistes, et leur répression. Ce projet nous amène alors face à un dilemme iconographique : montrer un territoire, est-ce déjà le posséder ?&#38;nbsp;</description>
		
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	<item>
		<title>Lucciole</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/Lucciole-1</link>

		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:28:02 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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	Lucciole
	Photographies et installations
	Depuis 2021
	Le granite, matière première de l’architecture vernaculaire de l’Alta Rocca, est placé au centre de cette recherche, qui, par sa nature radioactive est un moyen d’interroger les flux de l’insularité.

Le projet Lucciole trouve son point de départ dans la légende d’A Spusata. Cette légende nous raconte l’histoire d’une fille miséreuse se mariant à un noble prince, et, ingrate, elle sera pétrifiée par sa mère suite au “ vol ” du racloir à pétrin maternel pour sa dote après l'avoir dépouillée au préalable de tous ses biens. Cette pétrifcation signerait la fin de la transmission du récit et de la technique à travers le symbole de la préparation du pain devenu impossible. Ce mythe prétrificateur, très largement répandu dans l’imaginaire topographique corse avec de multiples variantes, expliquerait la formation rocheuse près de Vicu ou de Foce Bilzese : l’épouse et sa suite, venus récupérer le pétrin ou le racloir, devenus montagnes. Ainsi le granite, matériau principale de l’architecture vernaculaire de l’Alta Rocca, est placé au centre de cette recherche, jusqu’à se prolonger vers d’autres substances minérales. Le granite qui, par sa nature radioactive et toute à la fois friable, est également un moyen d’interroger les flux et la persistance, notions touchant autant au récit et à la mémoire : au “souffle”. Le prétexte granitique permet de nous arrêter sur ces lieux et modes de vie , sur ces espaces de passages et de transmission, ces espaces de flux et d’arrêts, sur ces espaces sensibles ou devenus sensibles qui accueillent nos paroles, nos mémoires, nos imaginaires. Et ainsi est questionnée la modification à la fois de l’architecture et de nos espaces urbains — illustrée par la disparition du granite dans notre construction vernaculaire — et à la fois les modifications de notre imaginaire commun à travers la modification du paysage.  </description>
		
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	<item>
		<title>FOCU</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/FOCU-1</link>

		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:48:33 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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		<description>
	FOCU
	Ensemble de pièces, 
installation&#38;nbsp;
	Depuis 2022
	La dialectique du feu, entre embrasement et recommencement perpétuel, comme mode d’interrogation de l’image et de la violence politique.

Les années 1970 seront un tournant majeur en Corse, tant au niveau culturel et intellectuel par le Riacquistu, mais aussi par la structuration socio-politique de groupes qui formeront le nationalisme corse contemporain. L'avenir et l’émancipation de la Corse ont été pensés par ces différents acteurs à travers la reconnaissance, tout autant que l’affirmation, de son passé dans l’écriture de son destin. Les nombreux blocages institutionnels amèneront l’émergence des premières actions armées, marquée par l’Affaire d’Aleria (1975). Un climat de violence et d’affrontement constant se banalise sur l’île, qui se concrétisera par la création du groupe FLNC (Fronte di Liberazione Naziunale di a Corsica, 5 mai 1976) croisant pensées révolutionnaires et revendications insulaires, se battant pour une politique autodéterminationiste assumant l’utilisation de la violence. Ce climat trouvera son acmé dans les années 1990 avec la séparation de factions du FLNC puis le conflit meurtrier entre ces&#38;nbsp; factions ; conflit alimenté par la politique de déstabilisation de Charles Pasqua. Cela aboutira à l’assassinat du préfet Érignac et la répression qui s’ensuivra, jusqu’à parvenir à un processus de réunification dans les accords de Migliacciaru (1999) puis la démilitarisation (2014).&#38;nbsp;


	</description>
		
	</item>
		
		
	<item>
		<title>Sciroccu</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/Sciroccu</link>

		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:28:03 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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		<description>
	Sciroccu


	
Ensemble de pièces, 
installation 
	
	Depuis 2022
	La photographie a longtemps été définit une absence, dont il nous faudra restituer un spectre d’intensité, très inspiré par le registre de l’image reliquaire, miraculeuse et l’image achiropoïète. Quand vient la prise, la suspension de matière vaut comme une fixation.

La photographie a longtemps été définie par la certitude d’une absence, effective ou anticipée, dont il nous faudrait restituer un spectre d’intensité, une survivance, une rémanence. Cette pensée est particulièrement installée en Occident car elle nous serait directement inspirée par la conceptualisation de l’iconophilie chrétienne reposant sur une gouvernance par l’image, la photographie chancelant entre différents registres : notamment image reliquaire et achiropoïètikon, ce qui s’illustre particulièrement dans la comparaison avec les Saints Suaires. Mais, plus proche de nous, cette pensée trouvera son actualisation au XIXe siècle, rationnalisée par une croyance cette fois-ci mécanique de la photographie, qui sera justifiée théoriquement par l’utilisation de procédés physico-chimiques, couplé aux premières conceptualisation de la notion de “patrimoine”. Ce syncrétisme scientifico-religieux sera particulièrement interrogé à partir de la seconde moitié du XXe siècle, d’abord face à la culpabilité européeenne et l’angoisse de la “triple destruction” durant la Shoah — dont la tentative de destruction des corps et des archives fut proche d’une Damnatio memoriae (effacement total de la mémoire d’un groupe ou d’une personne).  
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	</item>
		
		
	<item>
		<title>In li monti di Cuscionu</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/In-li-monti-di-Cuscionu-1</link>

		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:48:50 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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		<description>
	In li monti di Cuscionu 

	Photographies, formats variables


	Depuis 2021
	In li monti di Cuscionu (ou Sù li monti di Cuscioni, ou Nelli monti di Cuscionu ou Nanna di u Cuscionu) : berceuse traditionnelle comportant plusieurs variantes, relevé par Félix Quilici puis Canta u Populu Corsu.

Un des premiers grand impact structurel sur la perception du territoire corse par celleux qui en sont natif.ve.s a été celui apporté par le Plan Terrier, un relevé cartographique du territoire créant une division de l’espace juridico-administratif en unités comptables, en rapport avec la définition nouvelle de la société conçue comme une collection d’individus à transformer. Il bousculera un équilibre passant par l'oral, la transmission familiale et un système de mesures issus d'une élaboration sociale séculaire, vernaculaire. En Corse, comme en Sardaigne les évaluations de longueur, de distance ou de surface, étaient souvent faites en temps (ghjurnata = journée), selon l’effort à produire pour la transformation à effectuer, c’est-à-dire d’une manière forte imprécise et variable selon les lieux, les hommes, dans un rapport quasi-systématique au corps : on est dans une mesure par le relationnel entre l’objet et l’intervenant. Ainsi se pose cette étude durant les estives du lieu dit de Chiralbedda située sur le plateau du Cuscionu, un plateau encore très fréquenté situé entre 4 communes (Quenza, Auddè, Serra di Scopamena et Zicavu) où transhumaient près de 150 familles au XIXe siècle, dont certaines habitants le village de Granaccia dont ma famille qui y vit depuis le XVIIIe. Travaillant l’occupation du territoire et ses changements, à partir de récits familiaux, il s’agit d’expérimenter une forme de recueillement à travers l’appareillage contraignant de la chambre photographique 4x5” — et toutes les opérations nécessaires à l’obtention d’une image — pour étudier ce rapport au temps propre à ceux qui vivaient sur ces montagnes.&#38;nbsp;</description>
		
	</item>
		
		
	<item>
		<title>Fucilu Cintu</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/Fucilu-Cintu-1</link>

		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:48:56 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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		<description>
	Fucilu cintu
	Photographies, 
tirages, formats variables
	2022
	“Hè meddu un fucilu cintu che a pistola à a cinta”


Fucilu cintu, convoquant à la fois le protocole de la photographie documentaire et la référence systématique dans l’histoire de la photographie au tir, est un projet focalisant à la fois sur l’importance sociale et symbolique de l’arme en corse, tant au niveau culturel que militant (les premières revendications modernes du nationalisme se faisant au fusil de chasse), ainsi que la figure contemporaine du passeur : le chasseur. Mais, pas si loin de cette approche matérialiste, il a s’agit de renouer avec la tradition du mazzeri, une figure chamanique dont les premières apparitions dateraient dupré-Néolithique voire du Mésolithique, donc dès l’arrivée des premiers habitants de l’île, trouvant son origine dans le culte des mort.e.s estimé à partir de -7 000 avant l’ère chrétienne. Ce personnage complexe sujet à autant de variations qu’il existe de village, surnommé « Chasseur.se d'âmes », part tuer en rêve le mort à venir. Du Ball Trap Club Valincu, où surgit une nouvelle utilisation de l’arme cette fois sportive, nous pouvons lire en arrivant : “hè meddu un fucilu cintu ch’a pistola à a cinta”. </description>
		
	</item>
		
		
	<item>
		<title>Finzioni</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/Finzioni</link>

		<pubDate>Fri, 27 Dec 2024 05:41:54 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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		<description>
	Finzioni
	Intallation vidéoRésidence pour Corscia Luce et l’Università di Corsica
	2024-2025
	Recherche pour le Tricentenaire de la naissance de Pasquale Paoli dans le cadre du projet A Cerca Paolina dirigé par Sébastien Quenot

De Pasquale Paoli nous parvient un double héritage imaginaire. Tout d’abord politico-historique, celui du Babbu, général qui portera les prémices des démocraties modernes, dont le régime et les réformes, inspiré de Montesquieu et Rousseau, inspireront à leur tour les constitutions démocratiques européennes, revalorisant l’exercice de la justice et de l’éducation comme mode d’émancipation, la séparation des pouvoirs et l’affirmation du concept de citoyen-soldat. Une figure martyre, qui après la défaite sera exilé dans cette Grande-Bretagne qui trahira ses espérances vis-à-vis d'un Royaume anglo-corse. Citons&#38;nbsp; un deuxième héritage, cette fois magique, qui nous est transmis par les récits de James Boswell : un homme doué de rêves prémonitoires, entouré de ses nombreux cani corsi omarecci, qui feront émettre des hypothèses autour de possibles capacités mazzeriques dignes des grands chefs antiques, issu d’un peuple rapproché de ceux des îles Grecques dans lequel a survécu les germes de la Liberté. Et c’est bien ce dialogue d’une double nature qui fera de Paoli un personnage quasi mythique.
</description>
		
	</item>
		
		
	<item>
		<title>Rheûma</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/Rheuma-1</link>

		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:54:06 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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		<description>
	Rheûma
	Photographies et vidéo,formats variables
Résidence pour Corsica Luce
Collaboration avec Anton Renborg
	2024

	Depuis la Corse, face à la Sardaigne, je suis parti à la recherche de ces structures optiques, de ces fragments d’insularités, de moyens et d’espaces de passages, de corps, allégories possibles, et enfin le confronter au corps aimé.

Ce projet est issu d’une résidence à Corsica Luce - Locu d’Arte sur le territoire de l’Extrême-Sud de la Corse. Le particularisme de cette région est la présence systématique, en tant qu’insulaire, depuis Roccapina jusqu’aux montagnes de l’Alta Rocca, est la présence systématique de la Sardaigne au loin, derrière la brume et à travers la nuit. Ces deux îles jumelles, la Corse et la Sardaigne, proches de quelques kilomètres, sont pourtant sous gouvernance différente depuis la fin de l’Empire Romain malgré deux cultures rurales et immatérielles relativement proches dans notre contemporain. Plutôt qu’un corpus comparé des deux territoires, je décide, pour interroger cet archipel depuis la Corse, de partir à la recherche de ces structures optiques (souvent militaires), de ces fragments d’insularités ou ses évocations, (circularités, ruines, trous), de moyens et d’espaces de passages (bateaux, croix chrétiennes), de corps, allégories possibles, et enfin le confronter à ce corps bien-aimé. Tout cela face à l’impossibilité de photographier la Sardaigne depuis ma position de regardeur. Ainsi faire vivre l’expérience de la séparation pour décrire cette relation entre la Corse et la Sardaigne, par des analogies d’insularité, telle qu’elle a été définie par les Grecs. Il a s’agit ainsi de donner une forme à cette insularité étrangère à tâtons, de tourner autour, de longer les côtes de Senetosa jusqu’à Portivechju en montant jusqu’à Bacinu, afin de questionner notre propre rapport à la vision, donner à notre œil la forme de l’île afin qu’il puisse, à son tour, voir l’île. Enfin, cette quête autour de corps archipéliques scindés m’emmènent à la question de l’être aimé, prenant part à la longue tradition photographique de l’intimité amoureuse, cette fois à travers le mythe d’Aristophane dans Le Banquet de Platon</description>
		
	</item>
		
		
	<item>
		<title>Métajardin</title>
				
		<link>https://yanleandri.com/Metajardin-1</link>

		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 05:54:29 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Yan Leandri</dc:creator>

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		<description>
	Veduta
	Photographes, 
formats variablesCommande collectiveMétajardin, ENSP x ONF


	2022-2023

	Voilà ce qu’est le paysage, un rappel, un doigt pointé dans leur direction, un appel à la responsabilité : “tu n’es pas en Arcadie ici”. 
	


Un paysage, objet ou motif, tant représenté dans l’histoire de l’art. Depuis la tempête, une représentation traversant les siècles, les courants et les pratiques. Une volonté de conquête, du moins, de domestication, qu’a portée la photographie elle-même, de nombreuses fois dans son histoire. Face à cela, comment faire image, encore une fois, donner conscience. Par les deux diptyques, je crée ces légères interstices, ces décalages propres à toute représentation d’un sujet, à toute mise en image, à toute vedute. Comme un rappel du barreau du cadre de la fenêtre qui nous maintient à distance. Fenêtre de la maison, ou dans le cas de notre mission, bien trop souvent, de la voiture. Ces ombres et ces corps qui obstruent notre perception autour, ces formes qui bouchent notre horizon, corrompent notre attention, comme tant de détournements du regard, avant de devenir eux-mêmes motifs, reprendre le sujet en main en devenant eux-mêmes sujets.</description>
		
	</item>
		
	</channel>
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